Lectures partagées

20 Novembre 2015, 16:27pm

Publié par Claudia DUMAND - psycho pédagogue en région Lyonnaise

Lectures partagées









De temps à autre,
j'ai envie de partager
avec vous le plaisir que
j'ai eu à la lecture
d'un texte ou d'un livre.






JANVIER 2016
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une poésie à partager avec tous mes Vœux

L’espérance Andrée Chedid

J’ai ancré l’espérance
Aux racines de la vie

Face aux ténèbres
J’ai dressé des clartés
Planté des flambeaux
A la lisière des nuits

Des clartés qui persistent
Des flambeaux qui se glissent
Entre ombres et barbaries

Des clartés qui renaissent
Des flambeaux qui se dressent
Sans jamais dépérir

J’enracine l’espérance
Dans le terreau du cœur
J’adopte toute l’espérance
En son esprit frondeur.

novembre 2015

Je lis actuellement le recueil de trois livres de Jean Claude Ameisen, médecin chercheur et auteur de l'émission radio "sur les épaules de Darwin" à France Inter.

voici un extrait du deuxième tome, qui résonne pour moi à la veille de la COP 21.

<< ...au cœur de la campagne du Kent, Charles Darwin refait, chaque jour, sa promenade au long de la Sandwalk, l’allée qu’il a fait tracer aux limites du terrain qui entoure sa maison, entre les bois et les champs.

Il lui reste cinq ans à vivre.

Cela fait dix-huit ans qu’il a dévoilé, dans De l’origine des espèces, les lois de la nature, les forces aveugles à l’œuvre dans l’évolution et la diversification du monde vivant qui nous a donné naissance.

Il s’inquiète désormais, de manière prémonitoire, de notre capacité de le détruire.

Il site la phrase attribuée à Francis Bacon – Knowledge is power – la connaissance est du pouvoir.

Et il poursuit : C’est seulement aujourd’hui que l’humanité à commencé à prouver à quel point la connaissance est du pouvoir.

L’humanité a désormais acquis une telle domination sur le monde matériel qu’il est probable qu’elle envahira toute la surface de la Terre jusqu’à l’annihilation de chacune des belles et merveilleuses variétés d’êtres animés, à l’exception, ajoute-t-il, des animaux et des plantes que nous aurons conservés dans nos jardins zoologiques et botaniques.

Aujourd’hui, nous inscrivons des empreintes de plus en plus profondes et de moins en moins réversibles dans notre environnement.

La réduction et le fractionnement des habitats naturels causés par la déforestation, l’agriculture intensive, les réseaux routiers, la construction des villes et des zones d’habitation péri-urbaines.

La pêche intensive. La transplantation rapide de différentes espèces d’un continent à l’autre. La pollution lumineuse nocturne. Le vacarme à la surface de la Terre, les airs et dans les mers. Le réchauffement climatique. La pollution chimique et nucléaire.

Nous avons fini par nous considérer – pour reprendre les termes de Descartes – comme maîtres et possesseurs de la nature.

Mais nous avons du mal à réaliser que nous sommes des colosses aux pieds d’argile, que nous ne sommes, nous-mêmes, qu’une parcelle de l’immense tissu de la nature. Et que nous ne pouvons survivre en son absence. (......)

A la fin du printemps 2012, la revue Nature …consacrait sa couverture à Une seconde chance pour la planète. L’espoir que le sommet Rio plus vingt- vingt ans après le premier Sommet de la Terre, au même endroit, à Rio de Janeiro – nous permette enfin d’entrer dans une nouvelle ère, celle d’un développement durable et équitable à l’échelle de l’humanité.

Dans ce même numéro de Nature, plusieurs études réalisées par les chercheurs de nombreux pays et de nombreuses disciplines soulignaient le caractère extrêmement préoccupant de l’état de dégradation de notre planète et de sa biosphère. Et ils révélaient aussi à quel point cette dégradation, et l’exploitation de la plupart des ressources naturelles, se produisent aux dépens des populations les plus pauvres et les plus vulnérables et au profit des pays les plus riches et les plus industrialisés.

Non seulement notre mode de développement économique et social n’est pas durable pour les générations futures. Il es aussi de plus en plus inéquitable pour les générations actuelles.

La préservation des capacités de renaissance et de diversification des splendeurs du monde vivant qui nous entourent – y compris de ces toutes petites choses dont s’émerveillait Virgile – est l’une des conditions nécessaires à la construction d’un monde plus juste, plus respectueux du droit de chaque personne d’y vivre dans la dignité.>>

Extrait de Sur les épaules de Darwin – Je t’offrirai des spectacles admirables de Jean Claude Ameisen (pages 322 à 324)

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