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Le pardon

En 2006, lors d'un congrès international organisé par le Dr. Albrecht Mahr, j'ai fait la rencontre de Eva Mozes Kor. Eva est une survivante d'Auschwitz.
Son témoignage a profondément marqué ma compréhension du pardon. Je la remercie pour ce qu'elle m'a appris.
Vous pouvez lire ici la retranscription de ce témoignage fait à Berlin lors d'un symposium intitulé:
" Biosciences et expériences sur l'homme dans les Instituts Kaiser Wilhelm - Le lien vers Auschwitz ".

 

 

La bonne place

La question de la bonne place prend son sens lorsqu’elle est posée par rapport aux autres, ou par rapport à la place que l’on prend dans un contexte spécifique, par exemple en tant que mère, père, conjoint, patron, citoyen ….
Cette place que nous occupons, dans nos relations avec les autres semble une « unité de mesure » importante, présente dans le langage courant, je me sens proche de lui, d’elle - je l’ai tout le temps sur le dos ou il serait bon que nous prenions un peu de distance…….
Pour trouver ma bonne place, tous doivent avoir leur bonne place. La bonne place que l’on cherche dans une constellation est celle que je prends dans « un tout », que j’occupe tout à fait en laissant toute leur place aux autres.
C’est comme trouver sa partition, celle que l’on doit et que l'on veut jouer dans un orchestre pour que le morceau sonne juste, ce rôle qui est important pour le tout mais qui n’est pas tout.
L’organe de perception avec lequel on cherche cette place dans une constellation peut être comparé au « corps du groupe » et ce qui nous intéresse et retient notre attention, ce sont les différences de perception en fonction des changements de place.
La perception dépend du point de vue et le point de vue dépend de l’endroit où je me positionne et nous pouvons savoir où nous nous sentons bien sans pouvoir expliquer forcément pourquoi.

 

Regard systémique sur l'accompagnement psychopédagogique

Dans l'accompagnement des enfants, adolescents et parents, ce regard systémique signifie qu'on prend en compte que

  • l'enfant doit être certain et rassuré sur son droit et sa capacité à appartenir aux systèmes vitaux pour lui : famille, fratrie, école, groupe ethnique..
  • tous les membres de la famille sont égaux et en même temps, il y a un principe de priorité des membres qui appartiennent au système depuis plus longtemps, leur attribuant certains droits et devoirs.(p.ex. priorité du couple par rapport à la famille, notion de responsabilité et de respect)
  • le système famille est prioritaire par rapport à l'individu : lorsque le comportement d'un membre de la famille exige une décision, la protection de celle-ci prime.
  • Dans cette pratique, le regard se porte volontairement sur les capacités et potentiels de chacun, les met en avant et exprime de la confiance plutôt que de souligner des faiblesse et lacunes. L'attention se tourne vers la solution ce qui permet de ne pas rester englué dans les détails d'un problème.
  • L'accompagnant, thérapeute ou facilitateur a conscience que l'attachement des enfants à la famille dicte leur comportement et qu'il s'agit là d'une expression inconsciente d'un amour profond et d'une loyauté envers les parents. « Les enfants ont toujours leurs parents dans leurs bagages », leur respect et leur valorisation peuvent éviter des conflits intérieurs et atténuer des dilemmes.

 

La bonne conscience systémique

C‘est avec une « bonne conscience » envers notre système d‘appartenance que nous tombons malade, vivons des échecs professionnels et personnels. Lorsque nous entreprenons de sortir de cette dynamique, nous pouvons fréquemment observer des résistances à ce mouvement de la part du système concerné qui cherchera surtout à survivre en tant que tel. Celui qui cherche à évoluer aura alors un choix à faire pour lui-même: dire adieu sans regrets ou rester dans le non-résolu avec les autres.
Il faut de la force et de l‘endurance pour résister à l‘amour qui nous lie au clan et pour nous exposer à l‘amour pour nous-mêmes.
A la fin, celui qui a le courage de mettre fin à ces liens là sera son propre maître.
Et lorsque l‘ordre juste est rétabli et que toutes celles et tous ceux qui font partie du système sont vus et retrouvent la "bonne place" lorsque tout est "en ordre", la "nouvelle" image intérieure de la personne concernée pourra, petit à petit, provoquer des changements vers une solution à l‘extérieur pour de nouveaux liens, différents.
 

 

Nos circuits d'information

Abbaye de Fontefraud Saviez-vous que notre cortex met environ 800 millisecondes pour réagir alors que notre système limbique ne met que 200 millisecondes ?
Ce qui signifierait que nous ressentons, par exemple, ce qui est bon ou pas pour nous avant de le savoir.
Ne pouvons-nous pas dire, par exemple, assez facilement, où nous nous sentons bien sans pouvoir forcément expliquer au départ pourquoi c’est ainsi ?
C‘est une des raisons pour lesquelles, j‘attache, dans ma pratique, une importance particulière à votre ressenti corporel et à vos perceptions (sans forcement avoir besoin de vous toucher).
Nous solliciterons très largement les capacités et potentiels de votre cerveau droit , comme l‘intuition, la créativité, les images et les symboles ainsi que le sens spatial.

 

La force des images

« Je ferme mes yeux pour voir»
Paul Gauguin

Les images sont le langage de l'âme.
Lorsque nous voulons expliquer un contenu, une idée, une émotion et que les mots nous manquent, nous avons intuitivement recours aux images ou nous utilisons des métaphores. Ces images sont très puissantes.
Il n'y a pas d'accès plus direct à nos émotions que par nos images intérieures et une image en dit souvent plus long que mille mots.
Les résultats de nombreuses études neurophysiologiques et neuropsychologiques nous permettent depuis peu de mieux comprendre comment notre cerveau utilise l'image et ce que l'homme fait depuis toujours par intuition nous est aujourd'hui expliqué par la science : non seulement la façon dont nous « imaginons » la vie, notre vie, a une influence directe sur les connexions de synapses que notre cerveau établira ou non mais nous pouvons également influencer ses processus par la création de nouvelles images.
J'utilise régulièrement des techniques qui font appel aux images, par ex. l'imagination catathymique (« katathymios » signifie : les choses qui nous préoccupent et qui nous tiennent à cœur) et les métaphores 

 

La perception représentative

" La capacité de perception représentative doit avoir une importance vitale pour nous si nous pouvons aussi facilement et immédiatement assumer une représentation »  (M.Varga von Kibed)
Lors d'une constellation, on constate que les représentants ont des réactions physiques (chaud, froid, lourd, léger ...) ou psychiques précis (tristesse, peur, joie..), ils sont attirés vers ou repoussés par un endroit ou une personne et expriment des attitudes qui, habituellement, leur sont étrangères. Les réactions émotionnelles développées à l'égard d'autres représentants semblent clairement « appartenir » à la personne représentée et surprennent par leur justesse.
On observe en effet qu'au moment où une personne place des représentants, elle semble« activer » ce que Albrecht Mahr, (psychiatre et psychothérapeute allemand) a nommé « le champ qui sait ».qu'on appelle aussi parfois « champs de savoir ».
Ce phénomène central pour consteller surprend et intrigue parce qu'il n'a, à ce jour, pas (encore) trouvé d'explication rationnelle satisfaisante. On le rapproche parfois de ce que Jung appelle l'inconscient collectif, du champs morphogénétique étudié par Ruppert Sheldrake ou des observations liées aux travaux sur les neurones et les réseaux miroirs. L'expérience et la pratique nous montrent que cette énergie se manifeste dans toutes les constellations. On constate que le savoir de ce « champs» permet aux représentants, en fonction de la place qu'ils tiennent, d'avoir accès à des informations, perceptions, émotions ou ressentis propres au système constellé.  Et si ceux-ci ont toujours été là, une constellation les rend explicites.

 

Une constellation est comme un langage universel du ressenti,
une invitation à laisser tomber les images du passé,
à faire de la place pour rencontrer la réalité telle qu'elle est
et nous-même, les autres, nos proches, les gens
tels qu'ils sont…maintenant
C'est un travail d'éveil et d'ouverture du cœur.

 

Que peut-on consteller

Une problématique familiale

Une constellation familiale permet de travailler sur votre place et vos relations avec des personnes proches, dans votre famille d'origine ou actuelle.
On peut alors aborder des thèmes comme:

  • votre relation avec vos parents, enfants, la fratrie ou d'autres membres de votre famille, p.ex. les grands-parents
  • votre relation de couple,
  • une séparation
  • une question concernant l'éducation des enfants
  • le désir de partenaire ou d'enfant
  • une famille recomposée,
  • un destin familial vécu comme lourd
  • un problème d'héritage
  • ...

Une demande concernant son environnement professionnel

Les sujets dans le domaine professionnel peuvent être par exemple :

  • travailler à son compte ou en tant que salarié
  • trouver et clarifier sa place dans une équipe, dans l'entreprise
  • prendre une décision ou faire un choix
  • faire fructifier ses talents
  • résoudre un conflit
  • clarifier des objectifs
  • progresser dans un projet
  • trouver un équilibre entre travail et vie privée...
  • supervision
  • ...

des demandes personnelles peuvent concerner par exemple :

  • un projet (de vie)
  • un positionnement dans la société ou la culture dans laquelle vous vivez
  • une conviction, une croyance que l'on porte en soi
  • votre santé, on peut alors consteller p.ex. des parties de votre coprs
  • une grossesse qui n'est pas arrivée à terme
  • une difficulté avec une émotion, un comportement
  • un choix, une décision difficiles
  • des problèmes d'argent
  • un changement de lieu: déménagement, migration
  • ...

Il va de soi que les problèmes que nous rencontrons impactent souvent plusieurs domaines de nos vies.